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L'Orangerie présente «Antilopes», ou la tragédie d'un couple déchiré par son long séjour en Afrique. Un trio d'acteurs excellents pour une pièce toute en chaleur et tension Un trio d'acteurs excellents pour une pièce toute en chaleur et tension. Un public nombreux s'est rassemblé hier soir au Théâtre de l'Orangerie pour la première d' Antilopes, une pièce de l'auteur suédois Henning Mankell, mise en scène par Lorenzo Malaguerra. Entre drame et comédie Une pièce à la fois drôle et tragique qui raconte la dernière nuit en Afrique d'un couple de Suédois qui y a passé presque quinze ans, afin d'aider ses habitants à vivre: ou à mourir? C'est là le questionnement de ce couple qui a passé toutes ces années à essayer de construire des puits, sans grand succès. Mais comment y arriver quand on a peur des Africains, qu'on les appelle encore nègres et qu'on se barricade dans une maison surprotégée? Le remplaçant fraîchement débarqué fera-t-il mieux? Rien n'est moins sûr. Belle complicité Le duo Caroline Cons-François Nadin donne magistralement vie au texte de Mankell, tantôt amusant, tantôt sombre et dramatique.Une vraie complicité semble s'être développée entre les deux acteurs, donnant une dimension de réalité indispensable à la réussite de la pièce. Appuyée par un Roberto Molo très à l'aise dans la peau de celui qui arrive comme un cheveu sur la soupe, la performance artistique est remarquable en tous points.Un régal. Le décor est simple et efficace et l'ambiance générale bénéficie de l'aide de la chaleur naturelle régnant dans l'Orangerie. Coassements et autres cris d'animaux aidants, on se croirait réellement au beau milieu de la savane, guettant la lionne qui pourrait surgir à n'importe quel instant.L'équipe sons et lumières a su soigner son travail et les effets sont réussis. Ne vous laissez cependant pas effrayer par les hurlements, ceux-ci sont vite effacés par la beauté et la grâce des Antilopes. David Maccabez, Tribune de Genève, 21.07.2007